CAP SUR SAINT-MALO
  • Maxi Spindrift 2
14 juillet 2016

Le public québécois est venu en nombre pour encourager le maxi-trimaran Spindrift 2 de Yann Guichard et Dona Bertarelli et le MOD70 Musandam Oman Sail pour leur entrée dans la 9e édition de la Transat Québec Saint-Malo.
Après un premier départ des monocoques et multicoques en Class40, Open et Multi50 poussés par un vent dynamique d’une vingtaine de nœuds dimanche dernier, ce fut au tour des deux trimarans de la classe Ultime de s’élancer dans la course en direction de la cité malouine. A 16h (22h heure française), les équipages ont franchi la ligne de départ située entre les villes de Québec et Lévis pour rejoindre le sillage formé par les autres participants le long du fleuve Saint-Laurent. Un parcours mythique de 2 897 milles nautiques (5 365 kilomètres) rempli de défis attend le skipper Yann Guichard et ses treize équipiers qui auront pour objectif de battre le record de Loïck Peyron de 7 jours 20 heures et 24 minutes qu’il détient depuis 1996.

Un fleuve capricieux : le Saint-Laurent

Joignant l’océan Atlantique aux Grands Lacs, le fleuve du Saint Laurent s’imposera comme la première étape cruciale de la transat. Réputé pour son écosystème riche et ses paysages emblématiques, il reste avant tout un espace où les éléments naturels ne laissent aucune place à l’improvisation. La matinée de samedi a d’ailleurs été consacrée au briefing des navigants visant à anticiper les conditions à venir et à souligner les particularités du parcours tortueux de 371 milles. Les navigants devront s’accommoder des portions parfois étroites du fleuve auxquelles s’ajoutent les vents et courants instables qui rendent difficile la progression dans le golfe. Les navigants du team Spindrift devront prendre en compte ces éléments pour progresser le plus rapidement vers la seconde étape, l’Océan Atlantique. En ce début de course, les prévisions sont plutôt favorables à l'équipage qui pourra naviguer au portant poussé par un vent de sud ouest prévu à 20 noeuds.

Passage à la bouée Percé

Avant de rejoindre le grand large, les trimarans de la catégorie Ultime devront contourner la bouée à Percé, ville du Québec située à la pointe de la péninsule gaspésienne en face du célèbre rocher du même nom. Ainsi, les spectateurs pourront admirer une dernière fois la beauté des deux plus grands voiliers de la course avant de faire cap vers Saint-Malo.
Les multicoques auront deux exigences supplémentaires à remplir avant de rejoindre la ville de Saint-Malo, celle de contourner l’archipel des Îles de la Madeleine par le sud et de laisser le Phare du Fastnet à tribord (sauf avis contraire dû à une mauvaise météo).

© Rose-Élisabeth Doyon

Effectuer la traversée en moins de 7 jours

C’est lors de la 4e édition de 1996 que Loïck Peyron est entré dans l’histoire à bord de Fujicolor II, trimaran Orma de 60 pieds, lorsqu’il retranche d’une heure au temps de Serge Madec et décroche le record du parcours qui demeure le temps à battre depuis 20 ans. Il faudra la jouer tactique pour déjouer les pièges du Saint-Laurent et remonter le golfe le plus rapidement possible. Pour relever le défi, Yann Guichard mènera une équipe de treize navigants dont une grande partie était présente lors de la tentative de record du Trophée Jules Verne l’hiver dernier, à l’image de Dona Bertarelli qui avait décroché le titre de navigatrice la plus rapide autour du monde.

Réactions de Yann Guichard, skipper de Spindrift 2, sur le ponton avant le départ du port de Québec :
"Nous sommes vraiment ravis d’être à Québec et de partir pour cette transat où les conditions s’annoncent fantastiques. C’est une course mythique qui traverse le Saint-Laurent avec à la clé un record à battre, celui de Loïck Peyron qui a placé la barre très haute avec une traversée en 7 jours. Les prévisions météo nous sont plutôt favorables avec un départ au vent portant qui va nous permettre de sortir rapidement du Saint-Laurent pour espérer rejoindre Saint-Malo après 6 ou 7 jours. Il s’agit de la première et unique course que nous allons faire avant le prochain tour du monde, la transat va donc représenter une belle opportunité pour s’entraîner au vue d’une prochaine tentative de  record du Trophée Jules Verne."

Réactions de Dona Bertarelli, barreur-régleur à bord de Spindrift 2 :
"C'est assez émouvant d'être de retour à bord de Spindrift 2 après le tour du monde de l'hiver dernier. La Transat Québec Saint-Malo est une course mythique, il y a peu de course de ce genre dans le monde et les québécois nous ont accueillis de manière très chaleureuse. Nous allons profiter de conditions avantageuses pour le départ avec un vent de sud ouest permettant à Spindrift 2 de naviguer au portant tout au long du fleuve Saint-Laurent, des conditions idéales pour ce multicoque. Les records de Loïc Peyron sont difficiles à battre, nous avons pu le voir lors du précédent Trophée Jules Verne, nous allons naviguer aussi bien que possible et prendre chaque jour comme il vient, une course est une course et rien n'est gagné d'avance !"
 

A l’heure du communiqué, la course est menée par trois Multi50 avec en première position Arkema suivi de French Tech Rennes Saint-Malo et de Ciela Villages qui se rapprochent de l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon. Une grande partie des autres concurrents enroulent actuellement la bouée à Percé, dernière bouée avant leur entrée prochaine dans l'océan l’Atlantique.

Equipage Spindrift racing pour la Transat Québec Saint-Malo
Yann GUICHARD
Dona BERTARELLI
Duncan SPÄTH
Erwan ISRAEL 
Erwan LE ROUX 
Xavier REVIL 
Jacques GUICHARD 
Antoine CARRAZ 
Simone GAETA 
François MORVAN 
Thierry DUPREY DU VORSENT 
Jack BOUTTELL 
Sam GOODCHILD
Chris SCHMID (médiaman)

Pour suivre la course :
- Une cartographie sera consultable directement sur le site internet du team Spindrift racing.
- Un journal de bord quotidien sera alimenté tout au long de la traversée accompagné de photos et vidéos du bord.
- Des informations sur l'avancée du team seront postées sur nos réseaux sociaux : 
Twitter, Facebook et Instagram 
- Des vacations radios seront organisées tout au long de la traversée pour rester en contact avec les marins des différentes embarcations.