Une saison internationale sur plusieurs coques
  • Ecurie
21 janvier 2016

À peine revenu de sa tentative de record autour du monde sur le Trophée Jules Verne, le team Spindrift reprend la mer dès fin janvier avec, au programme, trois circuits pour Yann Guichard, Dona Bertarelli et leurs équipiers. Toujours en multicoque, mais cette fois en catamaran avec le circuit mondial de match-racing en M32, les foilers en GC32 et les courses lémaniques en D35. Aux côtés de leurs partenaires Mirabaud, Genes-x et Zenith, les hommes en noir et or vont affronter les meilleurs coureurs mondiaux et européens. Spindrift 2 sera lui aussi au centre de cette saison sportive avec une participation à la transatlantique Québec/Saint-Malo et une nouvelle tentative de record du Trophée Jules Verne. 

Il va y avoir du beau monde sur l’eau en cette nouvelle saison ! Des skippers qui se chauffent avant la Coupe de l’America 2017, des afficionados du duel qui passent au catamaran, des transfuges de l’olympisme qui s’initient au vol… La logique voulait que le team Spindrift qui mixe justement coureurs au large et régatiers spécialistes du contact, s’intègre à ces circuits mondiaux et européens. Car participer à ces trois tournées est aussi un impératif pour progresser encore et se préparer à une nouvelle tentative sur le record autour du monde. À l’image du circuit mondial de match-racing, une discipline que le team Spindrift va découvrir.

« Je suis honoré d’être le seul français invité au World Match Racing Tour (WMRT) : c’est la première fois que je vais participer à ce circuit mondial de match-racing qui comporte cinq rendez-vous avec en clôture, le Championnat du Monde à Marstrand (Suède) début juillet. Et l’équipe commence dès la fin du mois de janvier les entraînements à Lanzarote sur ce catamaran doté de dérives courbes, d’échelles de rappel et qui se mène à quatre. La première rencontre aura lieu à Fremantle (Australie) du 2 au 7 mars. Je suis impatient de voir quel est notre niveau face aux meilleurs mondiaux de cette discipline spécifique, puisque ce sont des duels par élimination. Le seul Français à avoir été couronné est Bertrand Pacé en 1994.  Ce sera très enrichissant de se confronter à ces spécialistes de la régate au contact, comme Taylor Canfield, Ian Williams ou Björn Hansen car c’est un circuit très international, » précise Yann Guichard.

Perfectionner le vol

Déjà présent la saison passée, le team Spindrift réitère sa participation au circuit des GC32, ces catamarans volants extrêmement sportifs et rapides, menés par cinq équipiers. Et s’ils n’étaient que cinq teams sur l’eau en 2015, on attend cette année une dizaine d’équipages internationaux. Le premier rendez-vous est programmé fin mai avec cinq autres étapes en Europe du Sud jusqu’à fin septembre.

« Nous avons commencé ce circuit l’an passé : les GC32 sont des catamarans volants particulièrement exigeants. C’est un bateau facile à faire voler, mais il reste très technique pour aller vraiment vite ! Les régates sont très disputées et cette saison, la flotte va encore s’étoffer promettant un beau spectacle. Voler est devenu une nécessité pour la voile de haut niveau et ces catamarans décollent dès 8 nœuds de vent réel et peuvent dépasser les 30 nœuds ! Cinq étapes sont au calendrier dans toute l’Europe, » poursuit Yann Guichard.

Le Léman comme terrain de jeu

Présente depuis 2007 sur le circuit lémanique des D35, l’équipe de Dona Bertarelli sera présente pour les sept compétitions annoncées : quatre en mai et juin et trois en septembre-octobre. Double vainqueur du Bol d’Or Mirabaud et sur le podium ces deux dernières années, Ladycat powered by Spindrift racing vise à monter une ou deux marches cette saison.

« Cette compétition phare dans le calendrier lémanique s’inscrit dans la continuité en matière de multicoque monotype de régate sportif, puisqu’elle entre dans sa douzième année. C’est dans ce circuit toujours aussi disputé, alliant performance et technologie, que le team Spindrift défendra une nouvelle fois ses couleurs cette année, » souligne Dona Bertarelli. 

Temps fort à l’automne

L’objectif du team Spindrift reste ainsi ancré sur la pratique du multicoque, de sport ou océanique.  Le trimaran Spindrift 2, actuellement en chantier à Lorient, pour un check-up complet et pour de nouvelles optimisations de la plateforme et d’emménagements intérieurs, sera remis à l’eau mi-avril.  Des sessions d’entraînements seront organisées dès lors, en vue de se préparer à la transat Québec-Saint Malo (10 juillet), et à une deuxième tentative sur le Trophée Jules Verne l’automne prochain. Quoi de mieux pour conclure une année centrée sur l’international aux côtés de ses fidèles partenaires que de boucler un nouveau tour du monde !

« Le team Spindrift va ainsi diversifier les disciplines avec des compétitions de haut vol dans le monde entier. Cela va nous perfectionner dans tous les domaines du jeu de la régate et nous enrichir avant de repartir autour du monde avec le maxi-trimaran. Il faut se remettre en cause en permanence si on veut progresser : au total, nous allons cumuler plus de 250 jours sur l’eau ! » conclut Yann Guichard.

*programme et destinations annoncées la semaine prochaine par le circuit.