JOUR 2
23.11.15

16H38
GMT

Vidéo reçue ce jour de la traversée du Golfe de Gascogne

15h35
GMT

Message de Dona Bertarelli :

Ce matin, on a fait le seul empannage de tout l’Atlantique Nord. Maintenant, c’est de la glisse dans une mer plus ordonnée. La température s’adoucit et on a échangé nos gros cirés par les plus légers. Mon quart est fini depuis 1h mais je n’arrive pas à dormir.

A bord, on profite de l’accalmie pour vérifier l’état du bateau, ranger, nettoyer, sécher. Une forte odeur de colle a envahi toute la coque centrale. Difficile de tenir à l’intérieur. Antoine, avec minutie, répare le chauffe bottes qui s’était décollé. Equipement appréciable lorsque l’on sait qu’une fois dans le Grand Sud, il ne fera pas plus de 5 degrés à l’intérieur de l’espace vie et qu’absolument tout sera mouillé. Combattre l'humidité sera le nerf de la guerre.

14h45
GMT

Chronique de Jean-Yves Bernot (routeur à terre) : vent de nord et anticyclone

La situation qui s’est mise en place sur l’Atlantique depuis le samedi 21 novembre a de quoi faire rêver tous les candidats au Trophée Jules Verne : anticyclone puissant en Atlantique Nord, zone dépressionnaire en Méditerranée. Entre les deux systèmes, un flux de nord rapide établi au moins jusqu’aux Canaries. Après on verra…

Tout était parfait, au petit détail prés, celui que l’on repère en haut à droite sur les images : avant d’accélérer sur l’autoroute du vent de Nord, il fallait s’extraire de la zone de vent faible qui s’est installé dans la nuit de samedi à dimanche sur la Bretagne.

En théorie, facile. En pratique, ce n’était évidemment pas si simple : pour aller couper la ligne de départ au nord de Ouessant, il fallait quitter Brest et traverser les tas de cailloux qui défendent la Mer d’Iroise. Jamais simple de nuit.

Finalement, départ vers 4 heures (GMT), route vers l’ouest dans du vent de nord poussif, juste suffisant pour gagner le 6e degré ouest et enfin filer vers le sud.

Vers 6 heures du matin, ils y sont : pilotage rapide dans du vent de nord 30 à 40 noeuds. Grains, rafales, houle de nord 4 de mètres. Voilure réduite suffisante pour descendre vers le sud à 30-35 noeuds : 2 ris et le petit gennaker appelé « Le string » par les marins observateurs et facétieux.

Dimanche après-midi : Spindrift 2 est déjà au large du Cap Finisterre. Vous auriez manqué leur passage si vous étiez partis en voiture de Bretagne en même temps qu’eux !

Aujourd’hui Lundi, l’empannage du matin à l’Est des Açores est « le sujet du jour ». C’est un point critique de la trajectoire : on se glisse sous l’anticyclone atlantique, tribord amure puis on empanne vers le sud « astucieusement ». Le positionnement acquis à ce moment décide de la trajectoire quasiment jusqu’au Pot au Noir.

C’est le dilemme habituel :
- Empanner trop tôt veut dire que l’on peut se retrouver trop proche du dévent des archipels qui veillent sur la route : Canaries et Iles du Cap Vert.
- Empanner trop tard, c’est faire un peu de route « à l’envers » vers la côte US alors que l’on prétend dégager vers le sud. Les coureurs n’aiment pas…

Alors, on affine, on peaufine, calme les impatients, motive les partisans du statu quo.

En tout cas, cet après-midi, ils feront route vers le sud, bien installés bâbord amure dans un alizé solide. Probablement jusqu’au jeudi 26 et l’approche du Pot-au-Noir. Ils vont pouvoir s’organiser, trouver leur rythme, enfin.

11H12
GMT

#Onboard #Spindrift2 Time to gybe! @spindriftracing pic.twitter.com/zMC4pb0ajB
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07:46
GMT

Tentative de record du Trophée Jules Verne
Jour 2 – 7h44 GMT
3,38 milles d’avance sur le détenteur Banque Populaire V
Distance parcourue depuis le départ : 848 milles
Vitesse moyenne sur 24 heures : 31,1 nœuds
Zone : en approche des Açores

"Toujours au portant dans une mer qui semble bien vouloir se ranger un peu. On est passé il y a environ une heure sous gennaker medium (on avait auparavant le petit gennak' de brise), signe que le vent a tendance lui aussi à se calmer.

Tout est relatif, il y a encore 25 nœuds et on fait encore des pointes de vitesse régulières à 35 nœuds, ce qui est pas mal pour du portant. On sent aussi clairement que la température de l’eau et de l’air augmentent rapidement. Les 24 premières heures ont été toniques. Il y a eu une mise en place de gennaker de brise très humide et des pointes jusqu’à 46 nœuds.

A l'intérieur, il fallait s’accrocher pour se déplacer sans se faire éjecter sur une paroi. Disons que pour réussir à manger, il fallait avoir très faim et que pour réussir à dormir, il fallait avoir très sommeil.  

L’équipage va bien, tous semblent être contents être là. Le bateau fonctionne bien. On a juste eu un petit problème d’entrée d’eau par le puits de dérive. Une petite piscine d’eau de mer mais rien de grave. Antoine (Carraz) nous a arrangé cela.

Au niveau stratégique, on est plutôt satisfait de ces premières 24 heures, et de cette fenêtre. Il va y avoir un empannage à venir et c’est ce qui accapare toute l’attention d’Erwan (Israël) et de Yann qui se relaient à la table à cartes."

00:05
GMT

#Onboard #Spindrift2 Passing offshore #Finisterre after a fast and wet Biscay crossing. @spindriftracing pic.twitter.com/LvdyBwi4w2
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JOUR 1
 

 

 

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