JOUR 25
16.12.15

13:00 GMT

#SaveTheDate : Live vidéo avec les élèves de l’école des Quatre Moulins de Brest, demain à 16h ! #JulesVerneTrophy pic.twitter.com/5nPdHRKoUo
— Spindrift racing (@spindriftracing) December 16, 2015

 

11:30 GMT

MESSAGE DE DONA BERTARELLI

Nous voici donc dans le plus grand océan au monde, l’Océan Pacifique, tant attendu par les novices du bord. Les 40 mètres de long de Spindrift 2 semblent bien petits par moments. Les grandes vagues, encore timides en raison des conditions climatiques modérées que nous rencontrons en ce moment, sont tout de même présentes. La promesse est (presque) là. Oui car, sans se plaindre, bien au contraire, cet après-midi, pendant quelques heures, on se croyait plus dans les alizés ralliant les Caraïbes qu’en plein milieu du Pacifique. Le soleil brillait de toute sa splendeur dans un vent stable d’une vingtaine de nœuds. Alors que Spindrift 2 filait sans effort à plus de 30 nœuds de vitesse, moment de bonheur et de répit pour les hommes de quarts, chanceux que ça tombe sur leur tour. 

« Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux » Marcel Proust

Sans jamais être à l’abri d’un embrun capricieux, on a pu enlever les hauts de cirés et faire sécher nos habits et bottes gorgés d’humidité. Comme suspendus dans le temps, on a profité tout simplement de la chaleur du soleil qu’on avait tous oubliée depuis bien longtemps. Seuls nostalgiques, nos tourdumondistes qui attendent avec impatience de nous faire découvrir toute la puissance et la grandeur du Pacifique. Ce ne sera pas encore pour maintenant…… Alors, chacun à sa manière, profite de ces instants et découvre le monde pas tout à fait comme il se l’attendait.

11:00 GMT

PAISIBLE PACIFIQUE

Depuis quatre jours dans le plus grand océan du monde, Spindrift 2 doit maintenant traverser une bulle de vents faibles pour glisser ensuite rapidement vers le cap Horn.
 
Les trimarans Spindrift 2 et Idec Sport naviguent ensemble au milieu du Pacifique, avec des choix de route vers le cap Horn particulièrement limités : sur le « dos » d’une perturbation en voie de désintégration depuis le Sud de la Nouvelle-Zélande, les deux compagnons du Pacifique ont enchaîné les empannages (quatre) pour rester en bordure du centre dépressionnaire afin de profiter d’un flux modéré de secteur Ouest. Et en ce 25ème jour de mer, les trois bateaux (avec le détenteur du Trophée Jules Verne, virtuellement plus Sud) sont quasiment sur la même longitude (150° Ouest), en route parallèle avant un empannage prévu en milieu de journée…

Deux journées difficiles

400 milles plus au Nord que Banque Populaire V il y a quatre ans, Dona Bertarelli, Yann Guichard, et leurs douze équipiers ne risquent pas de rencontrer de glaces comme leur prédécesseur qui avait dû composer avec des tabulaires de plus de 20 km de long avec moult growlers alentour… Mais comme le détenteur du Trophée Jules Verne (qui n’avait aligné que 163 milles le 17 décembre 2011), Spindrift 2 est bloqué par une zone de vents faibles qui l’empêche d’accrocher une belle dépression qui glisse dans son Sud, vers le cap Horn. Il va donc falloir traverser cette dorsale et c’est le timing qui est essentiel pour perdre le moins de temps possible.
 
Dès ce mercredi soir, le trimaran noir et or va donc incurver sa route vers le Sud-Est en ralentissant sensiblement : la grande difficulté sera de rester dans un couloir de vents supérieurs à six nœuds car Spindrift 2 peut encore progresser sur une trajectoire favorable, alors qu’en dessous de six nœuds, la configuration devient nettement plus aléatoire car pour conserver de la vitesse, il faudra multiplier les manœuvres et les changements de cap. Il y aura même du vent contraire d’Est à négocier pour se sortir de ce piège pacifique ! Ce n’est que vendredi que Yann Guichard et son équipage devraient retrouver un flux d’Ouest-Sud Ouest d’une vingtaine de nœuds qui les propulsera rapidement vers le cap Horn avec normalement peu de risques de rencontrer un iceberg, malgré la proximité de la banquise antarctique.

Le Horn en ligne de mire

Cette glissade vers le 55°Sud va donc s’effectuer très progressivement et les routages laissent entendre que le grand trimaran conservera encore quelques heures d’avance sur le temps de référence au passage du cap Horn. Un contournement de l’Amérique du Sud programmé pour la nuit de lundi 21 à mardi 22 décembre, soit après un peu plus de trente jours de mer alors que le détenteur du Trophée Jules Verne avait mis 30j 22h 18’ depuis Ouessant avant de passer le cap Dur.
 
C’est donc les heures qui viennent qui vont déterminer l’écart à ce point névralgique : plus vite Spindrift 2 traversera cette zone de transition entre ces deux dépressions pacifiques, plus vite il entrera dans l’Atlantique et sortira de ces redoutées mers du Sud qu’il négocie depuis maintenant douze jours.

10:30 GMT

09:00 GMT

FLASH MÉTÉO

Le 16 décembre, journée de vent portant à 15-20 noeuds, au nord d'une dépression en voie de comblement. La nuit prochaine, il s'agira de traverser une zone de transition entre ce système fatigué et le flux d'ouest établi au sud du 55°S.

Bien sûr, une dorsale anticyclonique sans vent guette dans l’Ouest, prête à engluer tout ce joli monde. On peut s'attendre, dans les deux prochains jours, à du vent variable faible et des manoeuvres incessantes.

Jean-Yves Bernot

07:00 GMT

Position : 45.35.59’ S et 150.45.34 W
252,08 milles de retard sur le détenteur Banque Populaire V 
Distance parcourue depuis le départ : 16 260 milles 
Distance parcourue sur 24 heures : 682,7 milles 
Vitesse moyenne sur 24 heures : 28,4 nœuds 
Voilure : grand voile haute et  gennaker moyen

JOUR 24

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